Lire pendant son temps libre
Il y a des gens qui préfèrent voir un film plutôt que de lire un livre. Et puis il y a ceux qui préfèrent un livre. Après tout, il laisse plus de place à l\’imagination. On adapte le héros du livre à son propre goût, à sa propre imagination. Ainsi, un aventurier buffle est une dame noire aux boucles frisées et une autre blonde aux yeux bleus. A moins que le livre ne donne une description littérale, chacun imagine le héros à sa façon. D\’ailleurs, si le livre est long, et qu\’on ne veut pas le faire souvent, l\’auteur peut décrire le héros au début comme il veut, l\’idéal qui convient le mieux au lecteur prendra de toute façon sa place. C\’est-à-dire selon ses rêves.

Avec l\’âge, la composition des livres change considérablement. Pour la grande majorité des gens. Cela commence par les contes de fées très simples de l\’enfance. De grandes lettres et beaucoup d\’images, c\’était le début. Les images duraient, les lettres pouvaient être plus petites, mais il fallait désormais une intrigue plus complexe, et l\’on passait donc des contes de fées à des histoires différentes, et les garçons, bien sûr, à des récits d\’aventures. À cet âge, ils font la connaissance de M. Foglar, May, Floss et d\’autres personnages du même genre. Ceux qui se lancent dans la science-fiction n\’auront pas manqué le merveilleux et naïf M. Troska et son capitaine Nemo, qu\’il a discrètement volé à M. Verne. Ce sont des livres pour les garçons et les enfants. Je ne sais vraiment pas ce que les filles lisaient, mais je soupçonne qu\’il s\’agissait de romans d\’amour entre filles.

Quelques années passent et la littérature reprend de plus belle. Des romans lourds, des romans d\’amour, de la philosophie et d\’autres lectures plus difficiles. Seul un petit pourcentage reste fidèle à la littérature d\’aventure. Pour le reste, elle a été mise de côté et on a commencé à lire quelque chose comme M. Soljenitsyne, Neruda ou peut-être Arthur Hailey. Ce sont des livres généraux qui peuvent intéresser n\’importe qui.
Avec l\’âge, on continue probablement à lire ces ouvrages, mais on y ajoute divers livres médicaux sur les maladies dont on se croit atteint. Ainsi, gloire soit rendue à l\’instrument de Johannes Gensfleisch.